Page:LeMoine - Ornithologie du Canada, 1ère partie, 1861.djvu/110

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nes compatriotes à y consacrer une partie de leurs loisirs. Nous les invitons avec instance à parcourir nos vertes campagnes, nos belles forêts du Canada et à y puiser largement dans ce grand livre de la nature dont chaque page proclame si hautement la sagesse, la gloire et la magnificence de son auteur.

Déjà il y a un an à peine, sollicité par nos amis, nous mîmes nos premières recherches, nos observations en histoire naturelle devant le public. Cet opuscule fut vu d’un œil indulgent ; on voulut même nous donner éloge et encouragement. Cette année, nous publions un second travail beaucoup plus ample, plus méthodique, autant pour avoir quelque titre à ces éloges, que pour terminer un projet commencé. À ce public ami et indulgent nous devions de la reconnaissance : nous crûmes qu’elle ne saurait mieux se traduire, que par une généreuse persévérance dans le travail que l’on attendait de nous.

L’illustre Buffon se vantait d’avoir passé quarante années de sa vie à son bureau, pour perfectionner et arrondir les périodes de son immortel ouvrage. Plût au ciel que « dans notre jeune société affairée » ceux qui se mêlent de science eussent autant de mois à donner aux travaux littéraires ! Nous désirons être compris : le nôtre n’est pas un œuvre original ; c’est simplement la quintessence des meilleurs auteurs réunie à nos propres connaissances dans un petit volume portatif ; et afin de rendre notre manuel acceptable à tous, à l’écolier pendant ses vacances, au citadin, au touriste qui fuit l’atmosphère délétère des cités, le brouhaha des villes, aussi bien qu’aux robustes