Page:LeMoine - Ornithologie du Canada, 1ère partie, 1861.djvu/11

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cabinets complets de l’ornithologie d’Amérique, et que la métropole des Canadas-Unis n’ait pas même les commencements d’un musée d’histoire naturelle ? Non-seulement nous n’avons pas où placer ces hôtes des forêts, décrits par Wilson, Bonaparte et Audubon, mais l’ornithologie de notre propre pays nous est entièrement inconnue — et dire qu’il est si facile de se procurer en Canada les oiseaux les plus rares et les plus recherchés aux États-Unis. Parmi les Oiseaux de Proie, n’avons-nous pas l’Aigle majestueux de Washington, aussi bien que l’Aigle royal, le Duc de Virginie, le superbe Hibou blanc du Nord, surnommé à bon droit le roi des hiboux. N’avons-nous pas encore le Jaseur de Bohême, le Jaseur du Cèdre, le Roi des Oiseaux (le Tangara Vermillon), le Tangara écarlate, le magnifique Canard branchu, le Cygne au blanc plumage, le fier Dindon sauvage et mille autres. Quoi de plus facile, avec les taxidermistes fixés parmi nous, que de commencer, sous la direction d’une personne entendue, une collection de l’histoire naturelle du pays dans toutes ses branches.

Nous ne saurions conclure sans témoigner notre reconnaissance au Parlement canadien d’avoir ajouté à la bibliothèque législative, le bel ouvrage de Gould, sur les oiseaux d’Australie et le superbe ouvrage illustré d’Audubon, « Les oiseaux de l’Amérique, » au prix de $2000 pour deux exemplaires ; nous devons également faire une mention honorable de l’Honble G. W. Allan, de Moss Park (Toronto), et de M. McElraith, de Hamilton, pour avoir chacun doté leur ville natale d’une excellente collection comprenant au-delà de 600 espèces ; ceci démontre que l’étude qui fit les délices de Linnée, de Buffon, de Cuvier, d’Audubon et de mille autres, possède au Canada, comme ailleurs, quelques sectateurs zélés.

En terminant, s’il nous est permis de formuler