Page:LeMoine - Ornithologie du Canada, 1ère partie, 1861.djvu/90

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champs, que les bois perdent leurs dernières feuilles une troupe de canards sauvages, tous rangés à la file, traversent en silence un ciel mélancolique. S’ils aperçoivent du haut des airs quelque manoir gothique environné d’étangs et de forêts, c’est là qu’ils se préparent à descendre : ils attendent la nuit et font des évolutions au-dessus des bois. Aussitôt que la vapeur du soir enveloppe la vallée, le cou tendu et l’aile sifflante, ils s’abattent tout à coup sur les eaux, qui retentissent. Un cri général suivi d’un profond silence, s’élève dans les marais. Guidés par une petite lumière, qui peut-être brille à l’étroite fenêtre d’une tour, les voyageurs s’approchent des murs à la faveur des roseaux et des ombres. Là, battant des ailes et poussant des cris par intervalles, au milieu du murmure des vents et des pluies, ils saluent l’habitation de l’homme. »[1]

Dimensions, 25 × 42.



SARCELLES.
(Teals.)


Deux ou trois espèces de sarcelles visitent nos latitudes le printemps et l’automne. Les plus remarquables sont les sarcelles aux ailes vertes[2] et les sarcelles aux ailes bleues.[3] Leur taille est de beaucoup moindre que celle du canard, mais comme comestible, leur chair est préférée. Elles fréquentent les mêmes sites que ce dernier et affectionnent quelque ruisseau retiré où elles prennent librement leurs ébats.

Dimensions de la Sarcelle aux ailes vertes, 14 × 24.

Dimensions de la Sarcelle aux ailes bleues, 16 × 31 .

  1. Génie du Christianisme.
  2. No. 579. — Nettion carolinensis. — Baird.
    Anas carolinensis. — Audubon.
  3. No. 580. — Nettion crecca. — Baird.
    Anas discors. — Audubon.