Page:Le Coran (Traduction de Savary, vol. 1), 1821.pdf/303

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19Est-il un témoignage plus fort ? Dieu est témoin entre moi et vous. Le Coran m’a été révélé pour votre instruction et celle de ceux à qui il parviendra. Direz-vous qu’il y a plusieurs Dieux ? Je ne proférerai jamais ce blasphème. Il n’y a qu’un Dieu, et je ne dépends point de ceux que vous lui associez.

20Ceux qui ont reçu les écritures connaissent le prophète comme ils connaissent leurs enfans ; mais ceux qui perdent leurs âmes ne croiront point en lui.

21Quoi de plus impie que d’accuser Dieu et sa doctrine de mensonge ? Le Seigneur ne fera point prospérer les pervers.

22Le jour où nous rassemblerons les humains, nous demanderons aux idolâtres : Où sont vos divinités ?

23Ils diront pour s’excuser : Nous jurons par le Très-Haut que nous n’avons point adoré d’idoles.

24Vois comme ils mentent contre eux-mêmes, et comme leurs dieux chimériques disparaissent.

25Quelques-uns d’eux écouteront la doctrine du Coran ; mais ils ne comprendront point. Nous avons couvert leurs yeux d’un voile et mis un poids dans leurs oreilles. La vue des plus éclatans prodiges ne les fera pas sortir de leur incrédulité, à moins qu’ils ne viennent s’éclairer auprès de toi. Le Coran, diront les infidèles, est un amas de fables de l’antiquité.

26En s’éloignant du prophète, ils en écartent les autres. Ils ne font de tort qu’à eux-mêmes, et ils ne le comprennent pas.

27Si tu les voyais à l’instant où ils descendront dans les flammes, tu les entendrais s’écrier : Plût à Dieu que nous pussions retourner sur la terre ! Nous ne blasphémerions plus contre la religion divine, et nous croirions en elle.