Page:Le Coran (Traduction de Savary, vol. 1), 1821.pdf/319

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

coutez pas les séductions du tentateur. Il est votre ennemi déclaré.

144Les idolâtres prétendent que Dieu a défendu huit couples d’animaux, deux couples de moutons, deux couples de chèvres. Demande-leur : Sont-ce les mâles ou les femelles qu’il a interdits, ou indifféremment ce qu’elles portent ? Répondez-moi, avec quelque fondement, si vous êtes véridiques.

145Ils ajoutent deux couples de chameaux et deux couples de bœufs. Demande-leur : Sont-ce les mâles ou les femelles qu’il a interdits, ou indifféremment ce qu’elles portent ? Étiez-vous témoins lorsque Dieu donna ce précepte ? Quoi de plus impie que de prêter un mensonge au Seigneur, afin d’égarer les ignorans ? Certainement il ne dirigera point les pervers.

146Dis-leur : La loi que Dieu m’a révélée au sujet des alimens, ne défend que les animaux morts, le sang et le porc : tout cela est immonde. Les animaux sur lesquels on a invoqué un autre nom que celui de Dieu, sont compris dans la défense. Celui qui, pressé par la nécessité et non par le désir de satisfaire son appétit, ou par l’envie de désobéir, aura transgressé le précepte, éprouvera la clémence du Seigneur.

147Pour les juifs, nous leur avons interdit tous les animaux qui n’ont pas la corne du pied fendue, et la graisse des bœufs et des moutons, excepté celle du dos, des entrailles, et celle qui est mêlée avec des os. Cette défense est la peine de leurs crimes. Nous sommes équitables.

148S’ils t’accusent d’imposture, dis-leur : Votre Dieu est plein de miséricorde ; mais il fera sentir sa vengeance aux scélérats.

149Si Dieu eût voulu, disent les idolâtres, ni nous ni