Page:Le Coran (Traduction de Savary, vol. 1), 1821.pdf/318

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Dieu ; et l’offrande qu’ils lui devaient, ils l’ont présentee à leurs idoles. Malheur à l’iniquité de leurs jugemens !

138Pour cimenter leur culte, et attirer leurs semblables dans l’abîme, ils se sont fait un mérite du massacre de leurs enfans. Si le Très-Haut eût voulu, il eût empêché cette barbarie. Fuis-les, eux et leurs blasphèmes.

139Ils ont dit : Ces troupeaux et ces moissons sont défendus. Personne ne pourra s’en nourrir sans notre permission. Ils se perdent dans de faux raisonnemens. Ils ont des animaux qu’ils défendent de charger ; d’autres qu’ils égorgent sans invoquer le nom de Dieu. Ils font Dieu complice de leurs mensonges. Ils les récompensera suivant leurs œuvres.

140Ils permettent aux hommes et interdisent aux femmes les intestins des animaux. Tous mangent de ceux qui sont morts. Dieu les récompensera suivant leurs œuvres. Il est savant et sage.

141L’abîme a englouti ceux qui, dans leur aveugle ignorance, immolaient leurs enfans, et qui, appuyés sur le mensonge, défendaient les alimens qu’il a permis. Ils se sont perdus, et n’ont point connu la lumière.

142C’est Dieu qui a produit les légumes et les arbres qui ornent vos jardins. C’est lui qui fait éclore les olives, les oranges, les fruits divers dont la forme et le goût sont variés à l’infini. Usez des dons qu’il vous a faits. Donnez les décimes aux jours de la moisson. Évitez l’excès. Il hait la prodigalité.

143Parmi vos animaux domestiques, les uns sont faits pour porter, les autres en sont incapables. Mangez de ceux dont la nourriture vous est permise, et n’é-