Page:Le Coran (Traduction de Savary, vol. 1), 1821.pdf/336

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gneur, tiens la balance entre nous et le peuple. Tu es le plus équitable des juges.

88Les chefs, qui avaient refusé de croire, dirent au peuple : Si vous suivez Chaïb, votre perte est certaine.

89Ils furent renversés par un tremblement de terre, et le matin on les trouva morts dans leurs maisons, le visage prosterné contre terre.

90Ceux qui accusèrent Chaïb d’imposture ont disparu, et sont dévoués à la réprobation.

91Il dit aux Madianites, en les quitant : J’ai rempli auprès de vous la mission de Dieu ; je vous ai donné de sages avis ; pourquoi m’affligerais-je sur le sort des incrédules ?

92Nos châtimens ont toujours accompagné nos ministres, dans les villes où nous les avons envoyés. Nous punissons les peuples afin de les rendre humbles.

93Après le malheur, nous les avons fait jouir de la prospérité, et tandis qu’enorgueillis de nos faveurs ils disaient : Ainsi que nos pères nous avons éprouvé la bonne et la mauvaise fortune, nous les avons exterminés à l’instant où ils ne s’y attendaient pas.

94Si les habitans des villes coupables eussent eu la foi et la crainte de Dieu, nous les aurions enrichis des biens célestes et terrestres. Nos fléaux ont été le prix de leurs mensonges.

95Qui pouvait les assurer que notre vengeance ne les surprendrait pas, au milieu de la nuit et dans les bras du sommeil ?

96Qui pouvait les assurer qu’elle n’éclaterait point sur leur têtes pendant le jour, et au milieu de leurs amusemens ?

97Pensaient-ils échapper à la vigilance de Dieu ? Les