Page:Le Coran (Traduction de Savary, vol. 1), 1821.pdf/338

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108Retenez-le, lui et son frère, et envoyez dans toutes les villes de votre empire,

109Avec ordre d’amener tous les habiles magiciens.

110Les Mages, rassemblés en grand nombre, firent au roi cette demande : Prince, serons-nous récompensés si nous sommes vainqueurs ?

111Comptez sur ma générosité et sur ma faveur, répondit Pharaon.

112Jette ta baguette, dirent les Mages à Moïse, ou bien nous jetterons les nôtres.

113Commencez, dit Moïse. Ils jetèrent leurs baguettes et produisirent, aux regards des spectateurs, un spectacle étonnant.

114Nous inspirâmes à notre ministre de jeter sa baguette. Elle se changea en serpent qui dévora les autres.

115La vérité brilla dans tout son jour, et leurs prestiges furent vains.

116Les Mages vaincus s’humilièrent.

117Ils se prosternèrent pour adorer le Seigneur,

118Et dirent : Nous croyons au Dieu de l’univers ;

119Nous croyons au Dieu de Moïse et d’Aaron.

120Vous avouez votre foi, leur dit Pharaon, avant que je vous aie permis de croire ; c’est une fourberie que vous avez préméditée dans la ville, pour en faire sortir les habitans ; mais bientôt vous verrez.

121Je vous ferai couper les pieds et les mains, et vous serez crucifiés.

122Nous devons tous retourner à Dieu, répondirent les magiciens.

123Nous avons cru aux prodiges dont nous avons été témoins : voilà le crime qui nous attire ton indi-