Page:Le Coran (Traduction de Savary, vol. 1), 1821.pdf/39

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musulman. Ce fut une conquête. Il porta parmi ses amis l’ardeur dout il était embrasé, et en subjugua plusieurs. Il amena aux pieds du prophète Otman, fils d’Afan, Aberrohman, fils d’Hauf ; Saad, fils d’Abu-wacas [1] ; Zobaïr, fils d’Elawam ; et Telha, fils d’Abid-àllah. Tous crurent et firent profession de l’islamisme. Tels furent les premiers prosélytes de la religion mahométane. Plusieurs autres suivirent leur exemple. Mahomet eut la joie de voir se ranger sous ses drapeaux, Abu-obeïda ; Saïd, fils de Zeid ; Abdallah, fils de Macoud ; et Amer, fils d’Iaser. Jusque-là le nombre de ses disciples n’était pas considérable ; mais leur naissance, leurs richesses, et les talens de plusieurs d’entr’eux, firent naître dans son cœur de flatteuses espérances. Trop faible pour paraître au grand jour, il résolut de ne se manifester qu’aux croyans. Il s’occupa à les instruire, et à les affermir dans leur foi. Pendant trois ans encore, il couvrit des ombres du mystère, et sa doctrine, et ses vastes desseins. Lorsqu’il crut pouvoir compter sur l’obéissance aveugle des nouveaux convertis, il annonça une nouvelle révélation. Gabriel lui apparut, et lui commanda de prêcher ses proches, et de les exhorter à se faire musulmans. Il appelle Ali, et lui dit : « Prépare-nous un festin. Apprête un agneau rôti. Fais remplir un grand vase de lait. Invite les enfans d’Abdel-elmotalleb. Il est temps que je leur déclare les volontés du ciel. »

( Depuis la chute d’Adam, suivant Abul-Feda. 6207. — Depuis la naissance de J.-C. 622. — Avant l’Hégire. 9. — De Mahomet. 44. )

Ali obéit. Les convives se trouvèrent au nombre de quarante, tous parens d’Abutaleb. Tous furent rassasiés. Le


  1. Abul-Feda, page 18.
b
Ire. part.