Page:Le Coran (Traduction de Savary, vol. 1), 1821.pdf/428

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

enfans mâles, et n’épargnait que vos filles [1]. Votre délivrance est une preuve éclatante de la bonté divine.

7Dieu vous promit que l’augmentation de ses grâces serait le prix de votre connaissance, et que la rigueur des peines le vengerait de votre ingratitude.

8Quand vous seriez incrédules, ajouta Moïse, quand toute la terre serait impie, Dieu est riche et comblé de louanges.

9Ignorez-vous l’histoire des nations qui vous ont précédés, de Noë, d’Aod, de Themod ?

10L’histoire de leur postérité n’est connue que de Dieu. Ces peuples eurent des prophètes qui leur offrirent l’évidence ; mais, voués à l’infidélité, ils portaient leurs mains à la bouche, et s’écriaient : Nous nions votre mission, et nous doutons de votre doctrine.

11Pouvez-vous douter de Dieu, leur représentaient nos envoyés ? Il est l’architecte du ciel et de la terre. Il vous appelle pour vous pardonner. Il vous attend jusqu’au temps marqué.

12Vous n’êtes que des hommes comme nous, leur répondait-on. Voulez-vous nous faire abandonner le culte de nos pères ? Montrez-nous des miracles.

13Nous ne sommes que des hommes comme vous ; mais Dieu favorise de ses grâces ceux qu’il veut. Nous ne pouvons opérer de miracle sans sa permission.

14Que les fidèles mettent en lui leur confiance !


  1. La prédiction d’un devin fut, suivant les auteurs arabes, la cause de cette persécution. Il prédit qu’un des enfans qui naîtrait des Israélites renverserait l’empire de Pharaon. aussitôt on fit mourir leurs enfans mâles, et la nation fut opprimée. Gelaleddin.