Page:Le Coran (Traduction de Savary, vol. 2), 1821.pdf/349

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11Fuis celui qui empêche le bien, le prévaricateur et l’injuste.

12Éloigne-toi de l’homme violent et de l’impudique.

13Que l’éclat de ses richesses et le nombre de ses enfans ne t’éblouissent pas.

14Le Coran n’est pour lui qu’une fable de l’antiquité.

15Nous lui imprimerons une marque de feu sur le nez.

16Nous avons puni les habitans de la Mecque comme les possesseurs du jardin. Ils jurèrent d’en cueillir les fruits le lendemain matin.

17Imprudens, ils ne mirent point de restriction à leur serment.

18La vengeance divine enveloppa le jardin pendant leur sommeil.

19La moisson fut détruite, les fruits furent dévorés.

20Les possesseurs s’appelèrent avant l’aurore.

21Hâtons-nous, se dirent-ils, d’aller faire la moisson.

22Ils s’avançaient et conversaient ensemble.

23Les pauvres, disaient-ils, ne nous devanceront pas aujourd’hui.

24Ils comptaient déjà sur une récolte certaine.

25A la vue du jardin, ils s’écrièrent : Notre attente est trompée.

26Nous devions être privés de ces biens.

27Ne vous avais-je pas recommandé, ajouta le plus juste, de rendre hommage à la puissance divine ?

28Alors d’une voix unanime, ils louèrent le Très-Haut, et reconnurent leur injustice.

29Ils se firent des reproches mutuels.

30Infortunés que nous sommes, répétaient-ils, nous étions prévaricateurs ;