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CHAPITRE IV

Conséquences privées.

« Les hommes ne raisonnent et ne se conduisent presque jamais suivant leurs principes. »
(Voltaire.)



§ 21. — PAS DE BUT, PAS DE DÉSIRS, PAS D’INTÉRÊT

J’ai exprimé au chapitre précédent, l’opinion que des athées vrais ne pouvaient pas vivre en société ; non pas pour les raisons que donne Voltaire, mais pour des raisons opposées, parce que l’absence de principes absolus les désarme dans la lutte pour l’existence ; une société est basée à la fois sur l’entente et sur la lutte.

Je voudrais dire maintenant quelques mots des conditions de vie de l’athée considéré seul, sans me préoccuper de ses rapports sociaux ; je parlerai naturellement toujours de l’athée vrai, monstre rare, et non de cette humanité médiocre[1] qui

  1. Médiocre veut dire « moyenne » et n’est pas pris en mauvaise part, au contraire.