Page:Le Dantec — L'Athéisme.djvu/141

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de l’enseignement personnel ; chacun d’eux a tiré, tant de l’observation directe de la Nature que des leçons souvent contradictoires de maîtres différents, certaines conclusions qu’il juge bonnes et qui sont différentes de celles auxquelles s’est arrêté son voisin. Il n’y a pas d’enseignement officiel des choses de la vie.

Avant donc de se livrer, au sujet des Sciences naturelles, à des discussions d’ordre pédagogique, il convient de se demander s’il n’est pas possible de tirer, de l’ensemble des faits les mieux connus à notre époque, une orientation philosophique définitive, qui constituerait réellement un noyau d’enseignement secondaire. Avant de faire de la méthode pédagogique, il faut faire de la méthode scientifique, et je transformerais volontiers le titre de cette conférence : « l’Enseignement des Sciences naturelles comme instrument de culture philosophique » en celui-ci, qui me paraît équivalent : « la méthode scientifique en Sciences naturelles ». Étudier scientifiquement la vie, c’est faire de la philosophie ; c’est faire la seule philosophie qui mérite ce nom ; et si l’on commence par apprendre une philosophie toute faite[1], pour s’occuper ensuite de Sciences naturelles, si l’on commence par définir, sur la foi d’auteurs préférés, tout ce qui est relatif à la vie, pour étudier ensuite la vie, on met la

  1. Et, malheureusement, cette philosophie toute faite, on la trouve dans le langage courant.