Page:Le Dantec — L'Athéisme.djvu/149

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résultant des habitudes ; il n’est pas précis ; il n’est pas exact. Je conserve le même nom à un homme avant et après une maladie ; il ressemble beaucoup, cela est certain, à ce qu’il était d’abord ; mais il en diffère aussi, cela est non moins certain ; si donc j’en parle comme d’un mécanisme qui n’a pas changé, mon langage manque de précision. Dans le langage courant, dire qu’un être s’est habitué, cela veut dire que, tout en restant semblable à lui-même, il est devenu différent. Il y a là une contradiction qu’il faut mettre en évidence avec le plus grand soin, au lieu de la cacher comme on le fait quelquefois. Je crois même que la principale question de méthode dans l’enseignement de la Biologie peut se formuler comme il suit : Dans chaque cas, il faut insister successivement sur les similitudes et les différences. Malgré la banalité apparente de cette règle, il est facile de voir qu’elle est extrêmement importante ; quelques exemples vont nous le prouver.


II

Quand on observe des êtres quelconques, on est plus immédiatement frappé de leurs différences que de leurs analogies ; un chien, un crapaud, un ver de terre et un poirier ne se ressemblent guère, et pourtant nous disons qu’ils sont tous vivants ; la recherche du caractère commun à tant d’objets