Page:Le Dantec — L'Athéisme.djvu/153

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dans le vide ; or, si je veux me servir de cette formule pour mesurer la profondeur d’un puits, je trouve un résultat qui n’est pas juste ; heureusement, la physique m’apprend, d’autre part, la résistance de l’air au mouvement des projectiles, et me permet de calculer le ralentissement qui en résulte dans des conditions données. Je corrige donc ma première formule par une seconde, et j’obtiens ainsi une représentation beaucoup plus satisfaisante de la chute d’une pierre dans un puits. Pour arriver à ce résultat, j’ai artificiellement décomposé un phénomène parfaitement unique, la chute de la pierre dans le puits, en deux phénomènes imaginaires qu’il m’est plus facile d’étudier séparément ; j’ai employé un procédé que son résultat démontre légitime, et je suis, par conséquent, fondé à essayer d’appliquer le même procédé d’analyse dans d’autres cas.

Si j’essaie d’employer la même règle pour la loi de Mariotte, je m’aperçois rapidement que, dans l’état actuel de la science, je ne connais pas la ou les formules accessoires qu’il faut lui ajouter dans chaque cas pour la rendre correcte ; je suis obligé de m’en tenir à des formules empiriques qui, utiles dans la pratique, ne satisfont pas l’esprit ; mais je puis néanmoins, malgré mon ignorance actuelle, essayer d’appliquer à la loi de Mariotte le langage auquel je suis arrivé pour la chute des corps dans l’air ; je puis dire d’une