Page:Le Dantec — L'Athéisme.djvu/234

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


monisme rende malheureux, et je crois qu’il peut s’allier, au moins chez certaines natures, avec une conduite qui reste dans la bonne moyenne de l’honnêteté. Nous ne devons pas d’ailleurs nous occuper ici d’utilité ou d’inutilité, mais de logique pure et non de logique des sentiments.


§ 39. — LE SORT DE LA THÉORIE MONISTE
NE DÉPEND PAS DU PLUS OU MOINS DE VALEUR DES TRAVAUX
D’UN MONISTE DONNÉ

Pour que toute l’explication que j’ai donnée dans Les Influences ancestrales de l’origine de la logique et de la conscience morale soit acceptable, il faut naturellement que l’hérédité puisse faire ce que je lui ai attribué ; voici l’objection de la Revue déjà citée des Pères de la Compagnie de Jésus[1].

« On peut dire que tout le système de M. Le Dantec est suspendu aux deux points suivants : d’une part, la connexion nécessaire entre la forme d’un être et sa constitution chimique, d’autre part, la réduction du phénomène de l’hérédité à celui de l’assimilation. Connexion nécessaire entre la forme et la constitution chimique : il le faut bien pour expliquer, par le seul jeu des forces matérielles, la construction des organismes ; on nous parlera donc de substance de hanneton, substance de chèvre,

  1. Op. cit., p. 209.