Page:Le Dantec — L'Athéisme.djvu/250

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à la musique ? Et doit-on penser que, sans eux, Wagner n’eût pas écrit la Tétralogie ? Les monistes ne prétendent pas qu’il est plus aisé d’analyser les mentalités humaines en regardant les mouvements du cerveau qu’en les suivant dans sa propre conscience ; ils sont même convaincus du contraire, et aucun d’eux ne trouverait intéressant de transcrire sur le phrénographe Le lys rouge d’Anatole France. Mais ils sont convaincus aussi qu’une étude objective des phénomènes cérébraux correspondant aux faits psychiques d’un homme n’est pas impossible ; ils prétendent que les psychologues étudient, dans une langue à part, et avec une méthode différente, des phénomènes du même ordre que ceux qu’étudient les physiologistes ; en d’autres termes, les modifications mesurables qui se produisent dans le corps de l’homme se divisent en deux catégories : l’une qu’il est plus facile d’étudier par les méthodes de la physiologie, l’autre qu’il est plus facile d’étudier par les méthodes de la psychologie :

« M. Le Dantec […] croit que notre psychologie sera beaucoup plus scientifique si elle paraît emprunter le secours de la biologie, et si nous disons que l’instinct dépend de centres nerveux adultes, l’intelligence de centres nerveux non adultes. À merveille ; mais est-ce l’histologie qui nous a fait connaître des centres nerveux adultes et d’autres non adultes ? Point du tout. […] C’est donc la simple observation du psychologue, si méprisée,