Page:Le Dantec — L'Athéisme.djvu/257

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invoquait pourtant comme s’il en connaissait par lui-même les pouvoirs ; mais il renvoie explicitement le lecteur à son livre, connu de nous, sur le Déterminisme biologique, où la volonté est supprimée radicalement. » J’interromps ici la citation pour m’accuser d’avoir, dans cet ouvrage, employé souvent en effet le mot volonté, au lieu de spécifier qu’il s’agissait de la volonté libre des dualistes ; je considérais — à tort, je l’avoue — la théorie de la conscience épiphénomène comme si merveilleusement claire que je ne croyais pas devoir insister sur les définitions comme je le fais ici ; je reviens maintenant à l’argumentation de M. Vignon :

« Et M. Le Dantec reniait si peu ses convictions matérialistes, au moment où il utilisait la volonté, que nous l’entendions annoncer en même temps un ouvrage ultérieur où il s’efforçait d’expliquer mécaniquement les faits d’imitation dans leur ensemble, faits dont le mimétisme ne représente qu’un cas particulier. Cet ouvrage a paru : c’est l’Unité dans l’être vivant, déjà cité par nous. Le lecteur voudra bien se reporter au chapitre XI de ce livre et y constater combien peu M. Le Dantec a réussi à expliquer mécaniquement l’imitation. C’est le contraire qui est vrai ; car M. Le Dantec, laissant derechef la parole à l’observateur qui est en lui, fait usage, ici encore, d’un langage qui consacre nettement le rôle effectif des faits psychiques. […] Si la doctrine mécaniste n’avait pas