Page:Le Goffic - L'Âme bretonne série 4, 1924.djvu/167

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accourant chez son père, comme une héroïne de Feuillet ou de George Sand, « sur un cheval couvert de sueur, ses cheveux inondant ses épaules, etc. » Mme Beau ne conteste point le cheval, mais elle craint pourtant que l’anecdote, exacte dans son fonds, ne se soit « parée », chez M. Bertillon, d’un certain « romanesque ».

« Je puis dès maintenant, écrivait-elle à M. Durocher, le 31 août 1909, situer absolument la maison habitée par mon père rue Grétry, où nous avons passé deux saisons d’été en deux maisons différentes. Une première année, nous demeurâmes Maison des Bains (où habitait aussi, dans un pavillon en recul, Rachel) ; l’année suivante, un peu plus loin du centre de Montmorency et du même côté de la rue. Peut-être ces très faibles renseignements, mais très exacts, pourront-ils fixer votre religion. Il ne serait pas surprenant que la vieille masure, que M. Le Jean (un des auteurs de la Biographie Bretonne, qui avait fait visite à Souvestre quelques années auparavant et qui parle de cette visite dans sa notice) décore du titre de « joli cottage », ait été remplacée par une maison habitable ; il est certain qu’elle ne peut plus être debout et que le seul emplacement peut être recherché et déterminé ».

Plus heureux que Léon Durocher, M. de Gourcuff est-il parvenu à « déterminer » cet emplacement ? Nous aimerions fort le savoir. Comme on l’a déjà fait remarquer ci-dessus, le numéro 22 de la rue Grétry, où M. Ponsin et la tradition locale veulent que soit mort Souvestre, date de 1848, époque où la maison fut bâtie par un certain M. Court au lieu dit « Le Clos Divat ». Voilà qui ne s’accorde guère avec l’affirmation de Mme Beau-Souvestre, laquelle assure que la maison où est mort son père « ne peut plus