Page:Le Goffic - Poésies complètes, 1922.djvu/154

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Je jure par le saint rosaire
Et, s’il est besoin, par la croix
Du Christ Jésus, en qui je crois
Et qui porta notre misère,

De ne laisser à mon péché
Aucun repos, aucune trêve,
Tant qu’avec la crosse ou le glaive
Je ne l’aie en terre couché.

Et quand la bête sera morte,
Lui rendant affronts pour affronts,
Alors, mon âme, nous pourrons
Clouer sa guenille à ma porte.
 
Et libres de tout souci vain,
Dans le pur enclos de délices,
Avec des mains fraîches et lisses,
Nous peignerons l’Agneau Divin.