Page:Le Goffic - Poésies complètes, 1922.djvu/155

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NOËL À BORD

(RÉCIT DU CAPITAINE)
À Gustave Larroumel.


Nous avions relâché la veille à Ploumanac’h.
Aucun de nous n’avait consulté l’almanach
Et nous ne savions pas que Noël était proche.
Il ventait doux. Le ciel était comme un jardin,
Tant il y fleurissait d’étoiles, quand soudain
La Jeanne-Estève alla donner contre une roche.
 
Mais, au lieu de s’ouvrir en deux, notre bateau
Demeura là comme pressé dans un étau,
Sans pouvoir avancer ni reculer d’un pouce.