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SOIRS DE SAINT-JEAN


À Jean Madeline.


I


Terre de la nuance et des métamorphoses !
Quel voile délicat s’est posé sur les choses
Et donne au ciel ce ton mourant des fleurs de lin ?
Est-ce à Saint-Gille, au Huelgoat, à Goudelin ?
Le paysage, avec sa lande et son église,
Dans l’air ambré du soir se spiritualise
Et, vaporeux, atténué comme un pastel,
Semble flotter vraiment aux confins du réel.