Page:Le Goffic - Poésies complètes, 1922.djvu/278

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


Le visage est rugueux ; le teint brouillé d’ictère,
Et, comme pour donner sa mesure à la terre,
Le corps, à chaque pas, se voûte un peu plus : eux,
Dans ce désastre universel, demeurent bleus !…
Ô candide regard de la vieille Angélique !…
Mais n’est-ce pas, Boivin, qu’elle est bien symbolique
De la Bretagne, cette aïeule aux yeux d’enfant ?
Les dieux s’en vont ; le ciel est lourd ; l’air étouffant,
Et, vers les murs d’airain de la Cité future,
L’humanité poursuit sa marche à l’aventure.
Seul, un coin bleu persiste en ces limbes de mort,
Et c’est l’âme d’azur de notre vieille Armor !…