Page:Le Goffic - Poésies complètes, 1922.djvu/279

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



NOCTURNE


 
Laisse tes yeux s’emplir des prestiges nocturnes ;
Attends à ton balcon, gouaché d’un fin croissant,
Que la noire alchimiste ait versé dans leurs urnes,
Goutte à goutte, son élixir phosphorescent.
 
Tu le rapporteras, étincelant et sombre,
Dans la chambre où mes bras t’enlaceront sans bruit
Et je croirai baiser sur tes yeux d’or et d’ombre
Tout le mystère de la Nuit.