Page:Le Nismois, La Tunique de Nessus, 1900.djvu/20

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pantalon sur les bras, debout, guettant son retour.

— Par ici, lui cria-t-il.

— Bon, reste à garder les machines, toi.

Ils se croisèrent ; elle avait reboutonné son corsage : il l’embrassa encore au passage et, gloutonnement, leurs lèvres se reprirent dans un long baiser, après lequel elle courut vers l’eau.

Elle demeura absente sept à huit minutes, reparut souriante, cette fois sans le pantalon sur le bras, par la raison qu’elle l’avait remis, mais avec son mouchoir à la main.

— Monsieur mon mari, dit-elle, si dans nos promenades vous devez avoir de telles velléités, vous me préviendrez afin que j’emporte le nécessaire. Vous me comprenez.

— Ne quittons pas encore ce paradis.

— Restons-y tant que tu voudras, mon amour, mais soyons sages.

— Je te le promets.

Elle se réinstalla sur le tronc, il se coucha en travers, la tête appuyée sur ses genoux, les yeux sur ses yeux et elle le câlina gentiment, un brin d’herbe dans la bouche.

— Tu es belle, belle, mon Irène, ma Léna !