Page:Le Nismois, La Tunique de Nessus, 1900.djvu/30

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
— 28 —


temps encore, fuis ce jeu qui nous mènera plus loin que tu ne le supposes.

— Je suis Christoval.

— Ah, c’est trop, trop d’entêtement, allons-y à une condition, c’est que lorsque tu sentiras l’effet se produire, tu entends, tu entends bien, tu m’arrêteras et me prendras, rentrant dans ton rôle de là-bas, ton rôle à toi. Si tu passes outre, je te le jure, demain je te quitte et rentre à Paris, m’y relance dans la vie de fille, cette fois jusqu’à la vieillesse, jusqu’à la décomposition.

— Je suis Christoval.

— Et bien, sors et rentre dès que j’aurai dit : « Mirette, fais entrer ».

Il s’empressa d’obéir et sortit ; elle se planta devant une glace, ses cheveux sur les épaules, les yeux fixés sur son nombril dans la glace et prononça le : « Mirette, fais entrer ».

Stanislas entra comme un fou, vint sur elle, qui sourit, et dit :

— Tu es dans la parfaite imitation, attends.

Elle lui fit face, une mèche de ses cheveux rejetée par devant sur une de ses épaules, le regarda avec des yeux mourants et dit :

— Te voilà, petit Christoval, tu vois, je