Page:Le Nismois, La Tunique de Nessus, 1900.djvu/34

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Elle recula les jambes, le buste se défendit contre la pression des bras, elle parut comme cassée en deux, le haut du corps courbé presque en ligne droite, le visage face à face avec celui de Stani et un phénomène extraordinaire de magnétisme s’opéra, transformant les traits de l’un et de l’autre dans un jeu de physionomie surhumain où la femme domina l’homme.

Le joli visage d’Irène s’auréolait d’une volonté indomptable, ses yeux se dardaient sur ceux de Stani, la bouche s’entr’ouvrait doucement dans ce sourire lancinant qui enlevait l’énergie virile à ses amants et Stani, prostré d’admiration devant cette femme, la sienne, développant toute la beauté de son corps à ses regards, la condensant dans les traits du visage, saisit haletant l’expression du désir qu’elle voulait satisfaire.

Les yeux ne se quittaient plus, le sourire se figeait sur les lèvres d’Irène, ses seins parurent se soulever, apportant l’élément de leur attirance au visage, le visage s’approcha presque à toucher celui de Stanislas et ce visage eut un long mouvement d’oscillation où, sous les yeux stupéfiés du mâle en rut contenu, celui-ci vit sur le bord des lèvres s’avancer un tout