Page:Le Nismois, La Tunique de Nessus, 1900.djvu/40

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Bannière de début de chapitre



III


Il n’y avait pas à se le dissimuler : ils brisaient l’engourdissement bourgeois qu’ils subissaient depuis leur arrivée à S… Le mari et la femme ne pouvaient, en pleine jeunesse, Irène avait vingt-huit ans, Stanislas trente-et-un, se contenter du roulement monotone des jours, dans le même cadre d’habitudes, avec le même ciel de lit béat, se satisfaisant d’une chevauchée ordinaire, où n’a rien à voir le culte de la beauté et où parle seul le besoin de nature.

À des types grossiers et primitifs, le jeu simple de la procréation suffit ; à des raffinés éduqués et instruits, la beauté impose son admiration et cette admiration se traduit par l’adoration physique de la déesse, de la beauté féminisée, adoration qui commande le baiser, l’aspiration, l’extase sentimentale dans la pratique de tous les charmes servant au plaisir.