Page:Le Parnasse contemporain, III.djvu/162

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Clarens, nid caché, paix profonde,
Oberland, Éden du vieux monde,
Interlak, Rosenlaüi !

Et vous dont j’ai gravi la cime,
Forêts où mon pied s’égara,
Schaffouse où le Rhin qui s’abîme
Fait rêver au Niagara ;
Mont Saint-Bernard d’où l’Italie
Comme une carte qu’on déplie
Se déroule au regard charmé ;
Et toi, grandiose Eugadine,
Fleur de beauté, brise divine,
Dont mon cœur reste parfumé !


III


Et l’âme en ces beaux lieux respire sastisfaite ;
Nulle part l’indigent, venant troubler la fête,
Ne s’impose à l’œil attristé.
Partout le gai travail, la propreté, l’aisance,
Et cet air de bonheur que donne ta présence,
O saine et sainte liberté !