Page:Le Parnasse contemporain, III.djvu/429

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



*


La Vie, indolente et gaie,
Circule et rit là-dedans,
Sans vacarmes discordants
Pour l’oreille fatiguée,

Des bruits doux et familiers
Étant les seuls qu’y ramène
L’écho de la voix humaine
Et des pas multipliés.

Puis, sans parler des percées
(Autre gaieté du tableau)
D’où l’on voit filer sur l’eau
Les gondoles élancées,

Un attrait de ces maisons,
Serrant leur double rangée,
C’est la distance abrégée
Aux naissantes liaisons !

Car le hasard qui ménage
A souhait les vis-à-vis,
Souvent donne aux yeux ravis
Quelque charmant voisinage.