Page:Le Parnasse contemporain, III.djvu/74

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SOUVENIRS



Oh ! les longs, longs baisers sur sa bouche et ses yeux,
La chair mordue ainsi qu’un fruit délicieux,
Et le matin, le lent enroulement des tresses,
Les regards échangeant leurs dernières caresses,
Les angoisses, le soir, situ ne venais pas,
Ou les bonds de mon cœur quand j’entendais tes pas :
Vision du passé, pourquoi m’être apparue
Devant les deux amants qui marchaient dans la rue,
Et qui m’ont rappelé le temps évanoui
Où près de moi chantait l’oiseau qui s’est enfui ?