Page:Le Play, L’Organisation De La Famille, 1884.djvu/273

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Enfin l’avenir ne se présente pas avec des perspectives bien rassurantes. La succession du grand-père de Savina a donné lieu à un procès. Celle de son père, la sienne propre, ne vont-elles pas en provoquer également, à la faveur des idées nouvelles ? Cette arme étant mise aux mains de nombreux cohéritiers, il suffit d’un moment d’humeur, d’un caprice, chez un seul d’entre eux, pour qu’elle soit de nouveau dirigée contre la pauvre famille.

Savina tient encore tous les siens sous une certaine discipline ; mais, comme celle de son père Joseph Py, sa mort ne sera-t-elle pas le signal d’un conflit entre ses héritiers ? La famille en sortira-t-elle encore victorieuse ? L’arrêt de la cour permet de l’espérer. Mais de telles victoires sont désastreuses. Peut-être même y a-t-il lieu de craindre que la famille, ébranlée par ce premier procès, ne se désagrège, qu’elle ne voie son domaine subir de nouveaux morcellements, et qu’elle n’ait déjà plus assez de vitalité pour résister aux épreuves d’un second procès.

VIII

LE SALUT DE LA FAMILLE PAR LA LIBERTÉ TESTAMENTAIRE

En présence des faits que nous venons de retracer, les réflexions se pressent dans l’esprit.