Page:Le Play, L’Organisation De La Famille, 1884.djvu/72

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


L’aîné, lorsqu’il est choisi par le père, subit d’ailleurs sans résistance l’obligation qui lui est en quelque sorte imposée par la volonté divine et il se prépare de bonne heure à l’accomplir[1].

§ 9

LA FAMILLE-SOUCHE CHEZ LES INDIGÈNES DE LA GAULE ET DE L’IBÉRIE

La famille-souche était, établie sur le sol de la Gaule aux époques les plus reculées que signale l’histoire. Lors de l’établissement des Romains, elle avait pour siège principal cette région du Sud-Ouest, qui était alors habitée par les Aquitains[2]. Ces peuples avaient dans les Pyrénées le principal centre de leur indépendance, Ils s’étendaient au nord jusqu’à la Garonne, au midi jusqu’à l’Ebre et au Duéro. Ils se nommaient eux--

  1. Le développement précoce des aînés dans les communautés stables vouées aux travaux usuels, et l’idée que l’aînesse oblige, sont deux traits habituels des bonnes constitutions sociales. Dans une communauté déjà citée à la note 9, on a vu récemment un héritier de dix-huit ans diriger avec succès et préserver d’une ruine imminente un groupe de vingt personnes, dont quelques-unes avaient atteint un âge avancé. (Les Ouvriers des deux mondes, t. V, p.41.)
  2. Jules César, Commentaires, introduction.