Page:Le Tour du monde - 03.djvu/361

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à le remonter et qu’il est dangereux de le descendre[1]. Il apporte de la Suisse tant de sable et de gravier qu’il change à chaque instant son chenal et ses rives, met cinq mètres d’eau à la place d’une île ou d’un rivage qu’il emporte et en dépose une autre là où la plus longue perche du batelier ne trouvait pas le fond. Son lit est un dédale d’îles et de rives changeantes qui a donné bien des ennuis à la diplomatie.

Costumes alsaciens, à Strasbourg. — Dessin de Lancelot.

Le traité de Paris de 1815 établissait que la ligne de démarcation entre la France et l’Allemagne serait le

  1. En amont de Strasbourg, la pente est de huit cent quatre vingt-quinze millimètres par kilomètre ; celle de la Seine, à Paris, est seulement de quinze millimètres par kilomètre, ou soixante fois moindre. En aval, à Lauterbourg, elle n’est déjà plus que de trois cent quatre-vingt-deux millimètres, ce qui est encore vingt-cinq fois plus que la Seine.