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fortunez. Entreprise I.

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DESSEIN DIXHVICTIESME.


Les Fortunez arriuez en Glindicee ſe deſguiſent. La vieille Lycambe medecine vient à l’Empereur pour le guerir. Epinoiſe malade, par l’art de la vieille eſt guerie, & marquee en la cuiſſe, un ancien marchand la vendicant, elle luy eſt deliuree.



LEs Fortunez ayans pris port en Glindicee, ſe deſguiſerēt & retirerēt en vne petite ville, ſe feignans marchands de pierreries, muſc, ambre, & rares drogues qu’on apporte d’Aſie, & d’Orient : ayans reſolu ce qui eſtoit à faire pour leur honneur, à fin de ſçauoir la verité de la cauſe de ce qui s’eſt paſſé contre eux, & recouurer vne infinité de precieuſes & non communes beſongnes qu’ils auoient laiſſees en leur logis, auec des memoires de grande conſequence que l’Empereur auoit mis en ſeure garde, apres les auoir reuiſitez ſans y rien entendre, d’autant que la pluſpart eſtoient diſcours ſtœganografiques, & y auoit auſſi entre autres de petits tableaux des fortunes qu’auoit eu l’Empereur, ce qui luy toucha tellement le cœur, qu’il eut regret de ce qu’il auoit fait ſans auoir parlé à eux. Or les Fortunez ayans conclu leur affaire, ils aduiſerent que Viuarambe iroit à la Court, pour deſcouurir ce qu’il pourroit, afin de prouuoir au reſte. Or ſça-


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