Page:Le dernier des Trencavels 1 Reboul Henri.djvu/110

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voisine du monastère, et un médecin fut appelé aussitôt pour lui donner ses soins. On chercha en vain dans tous les cachots de la prison le malheureux et coupable novice. Le geôlier, menacé par le comte, finit par avouer que l’abbé Vital, craignant peut-être que sa proie ne lui fût enlevée, l’avait fait partir au point du jour, sous escorte, pour le monastère de Boulbonne(6).

Raimbaud, laissant au comte Roger le soin de l’enfant délivré, se rendit auprès d’Anaïs, dont l’état lui avait inspiré de l’inquiétude. Elle le reconnut, et ses mouvemens convulsifs parurent se calmer. Ayant indiqué par ses gestes le désir d’être seule avec Raimbaud, elle lui demanda ce qu’était devenu Burgondion. Raimbaud lui fit part de ce qu’il avait appris, et chercha à la rassurer.

« J’ai donc bien fait, » dit-elle, « de ne pas prolonger plus loin mes espérances, et de mettre un terme au supplice de cette vie ! » — « Quoi ! » dit Raimbaud, « est-ce