Page:Le roman de Fauvel, par Gervais du Bus, publié d'après tous les manuscrits connus par Arthur Långfors.djvu/129

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PREMIER LIVRE

De toutes les pars i atrotent
148 Et Fauvel es pastureaus frotent.
Chevaliers n’i sont pas en coupe,
Fauvel torchent dessus la croupe ;
Et escuiers, qui bien s’estuident,
152 Lievent les piés et si les vuident,
Et si font nouvelle lietiere,
Si que Fauvel lor fait grant chiere.
Chanoines, chapelains, persones,
156 Moines, nonnains de toutez gonnez,
Par bois, par villes, par marès
Torchent a Fauvel les garès ;
Entre les cuisses, près des ennes
160 Frotent a Fauvel ners et veinnez,
Et Cordeliers et Jacobins
Sont a bien froteir drois robins :
Devant torchent et puis derriere ;
164 Trop bien en soivent la maniere.
Et povres gens a torchier viennent,
Mès emprès la queue se tiennent
Et le mielx qu’il peuent s’adrecent :
168 La queue escouent et la trecent.
Or sont au torchier tous venus,
Riches, moëns, gros et menus.

Se cest livre voulon entendre, (Fol. 3)
172 Des or mès nous convient descendre
A Fauvel proprement descrire
Et par diffinicion dire
Ce que Fauvel nos senefie ;

147 E omet les — 148 BEFJ pasturons — 151 E Li e. ; B qui si estudent, CEJ qui bien se cuident, F qui b. s’estudient — 156 E M. nouviaus — 157 A Par bors — 160 A noirs — 163 A Torchent devant — 165 Les autres mss. sauf A lisent au t. — 167 A li m. que il — 169 y Or s. touz au t. v. — 170 CER moines.
175 A Et que.