Page:Le roman de la luxure, tomes 4 et 5, La Veuve amoureuse - Orgies continentales, 1925.djvu/155

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faites à mes sœurs. Mais après la vie qu’elles avaient menée elles étaient devenues difficiles, cependant elles se marièrent bientôt toutes les deux.

Marie épousa un très beau garçon, qui, comme elle me le dit, se trouva être un fouteur de premier ordre. Il lui fit un fils dont elle accoucha dix mois après. Elle était très heureuse, venant de temps en temps me voir pour recevoir un coup de grosse pine, car cette dernière n’avait pas beaucoup à travailler depuis quelque temps, aussi elle avait repris une grande vigueur.

Hélas ! la pauvre Marie perdit son mari du choléra la première année de son mariage. Il avait une jolie fortune qu’il lui laissa en l’instituant la tutrice de son fils, qui devenait un fort et beau gars, et quand il atteignit l’âge de la puberté devint la consolation de la veuve, qui l’initia alors à tous les mystères de l’amour.

Elisa ne fut pas aussi heureuse que sa sœur comme mari ; c’était un bon garçon qui, à ce qu’on aurait dit, devait bien convenir au tempérament d’Elisa, il était grand et fort, ayant l’air d’avoir des passions lascives ; mais il se trouva que c’était au contraire une nature tranquille, froide, sans passions, qui ne pouvait pas s’imaginer autre chose que de monter une seule fois par nuit sur le ventre de sa femme pour la foutre, n’ayant aucune idée qu’il puisse exister des préliminaires excitant les passions. Aussi il ne faisait qu’exciter la pauvre Elisa sans jamais donner pleine satisfaction à sa nature lascive. Elle était