Page:Lebel - Les amours de W Benjamin, 1931.djvu/61

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r.A VIE CANADIENNE 5 !) CLAVIGRAPHES OCCASIONS EXECTIONNELLES Nous offrons des occasions rares sur ciavigraphes Underwood et autres marques. Nous avons fait un gros achat à New York et nous pouvons vous économiser de l’argent sur n’importe quel genre de machine désiré. Si nous ne pouvons vous prouver que nous pouvons vous économiser beaucoup, nous ne nous attendrons pas à faire affaire avec vous. Cela vous paiera de prendre des informations. Nous avons aussi besoin de représentants dans certains districts, ce doit être quelqu’un connaissant notre ligne. Underwoods No 5, ruban d’une couleur $35.00 ; ruban de deux couleurs, $45.00. Autres machines, remises à neuf, de $30.00 à $35.00. K K i* $ •M ! ■•X- k .«■ & ’X ; s îj ? X n : k‘ ■xi lîï X x X X w I CANADIAN IMPORTERS AMHERST, N. S. vail, sa franchise et surtout son honnêteté littéraire et historique lui ont attiré l’admiration de ses concitoyens. ♦ * * SULTE ET LA « PETITE HISTOIRE » On pourrait, si l’on veut, appeler l’oeuvre historique de Benjamin Suite de la « Petite Histoire > , pour la raison que notre historien s’applique plus particulièrement à rattacher à la « Grande Histoire » les bribes, les morceaux qui en ont été détachés, ceux que les historiens de la grande histoire ont ignorés ou qu’ils n’ont pas cru utile d’insérer dans leur oeuvre. S’ils ont ignoré, nous ne pouvons leur en faire blâme, puisque nul ne peut posséder la connaissance de toutes choses. S’ils les ont omis sciemment, comme quantité négligeable, nous devons reconnaître aujourd’hui en lisant Suite, que ces faits omis, ou ces personnages laissés dans l’ombre ou mis au rancart avaient, souvent, un titre très suffisant pour paraître dans la « Grande Histoire » . Certes, tous ces faits négligés et ces personnages dédaignés n étaient pas absolument nécessaires pour remplir les grandes lignes de l’histoire : mais tous pouvaient contribuer à son éclaircissement et à lui Servir comme de mur de .soutènement. Suite, le premier peut-être en Canada, avait découvert que notre Histoire clochait en maintes époques, qu’elle contenait un grand nombre d’erreurs et de fautes plus ou moins motivés, et. s’étant mis à l’oeuvre, il a réparé et redressé, il a tiré comme d’un néant des faits incontestables qui avaient été ignorés. Il est bon de convenir, pour être juste, que l’écrivain d’histoire ne peut pas charger et moins encore surcharger sa narration de faits ou d’événements seconda ires qui ont plus ou moins de rapports et île poids avec les faits principaux. Mais il ne faut pas oublier que l’histoire souffre soin eut par le manque d’un fait secondaire, lequel, mis à sa place, pourra jeter plus < !<• clarté sur l’ensemble des grands événements rapportés. Ou bien, encor®, elle manquera d’un chaînon, le plus petit Uoit-il, et alors elle nous laissera en face id’une lacune ou d’un événement si obscur quq nous ne saurons l’interpréter justement. Toiis les historiens de tous les pays se sont butés au « chaînon manquant » — et notre Gdrneaii n’a pas éehappc à la règle — et devapt ces lacunes, ces espaces vides et désertiques, ils ont cherché les moyens de combler, (jotmne le jeune versificateur qui médite siir ses premiers poèmes, les historiens ont dff faire du « remplissage » . Ils ont surtout trouvé l’ingénieux moyen de jeter sur le désert quelque dithyrambe philosophique, essayant ou pensant de nous faire prendre la paillé pour l’épi. Aussi, à l’aide de ces troinjMH’txdl. de ees savants subterfuges nous égarjcnt-ils souvent en affirmant des faits d’une douteuse authenticité, quand ces faits ne smit pas complètement faux. Dans la catégorie de ces historiens on peut citer, elle* les Anciens, Tite-Live. En remontant les siècles^ jnotons Raleigh, en Angleterre, avec son Hitfyry of the World, et en France se posent, pbis particulièrement, Michelet et Renan, surtout Renan avec son Histoire du peuple. d’Israël. Et que dire de l’Américain l’arkman qui prétendait connaître la race française de l’Amérique du Nord ?.. . Sans doute, l’historien ne peut pas fput savoir, mais lorsqu’il ignore ou doute] il ne peut affirmer. La plus belle ou la plus in-