Page:Leblanc - Arsène Lupin gentleman-cambrioleur.djvu/230

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Il choisit. Par quel excellent hasard se trouva-t-elle au-dessus du bureau de Ludovic ?



Arsène ne tarda pas à s’apercevoir que son poste de secrétaire ressemblait furieusement à une sinécure. En deux mois, il n’eut que quatre lettres insignifiantes à recopier et ne fut appelé qu’une fois dans le bureau de son patron, ce qui ne lui permit qu’une fois de contempler officiellement le coffre-fort. En outre, il nota que le titulaire de cette sinécure ne devait pas être jugé digne de figurer auprès du député Anquety, ou du bâtonnier Grouvel, car on omit de le convier aux fameuses réceptions mondaines.

Il ne s’en plaignit point, préférant de beaucoup garder sa modeste petite place à l’ombre, et se tint à l’écart, heureux et libre. D’ailleurs il ne perdait pas son temps. Il rendit tout d’abord un certain nombre de visites clandestines au bureau de Ludovic, et présenta ses devoirs au coffre-fort, lequel n’en resta pas moins hermétiquement fermé. C’était un énorme bloc de fonte et d’acier, à l’aspect rébarbatif, et contre quoi ne pouvaient prévaloir ni les limes, ni les vrilles, ni les pinces monseigneur.

Arsène Lupin n’était pas entêté.