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L’AIGUILLE CREUSE
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— Monsieur désire ? dit un domestique apparaissant sur le seuil.

— Le baron de Vélines peut-il me recevoir ?

Et il tendit sa carte.

— Monsieur le baron n’est pas encore levé, mais si monsieur veut l’attendre.

— Est-ce qu’il n’y a pas déjà quelqu’un qui l’a demandé, un monsieur à barbe blanche, un peu voûté ? fit Beautrelet qui connaissait Massiban par les photographies que les journaux avaient données.

— Oui, ce monsieur est arrivé il y a dix minutes, je l’ai introduit dans le parloir. Si Monsieur veut bien me suivre également…


L’entrevue de Massiban et de Beautrelet fut tout à fait cordiale. Isidore remercia le vieillard des renseignements de premier ordre qu’il lui devait, et Massiban lui exprima son admiration de la façon la plus chaleureuse. Puis ils échangèrent leurs impressions sur le document, sur les chances qu’ils avaient de découvrir le livre, et Massiban répéta ce qu’il avait appris, relativement à M. de Vélines. Le baron était un homme de soixante ans qui, veuf depuis de longues années, vivait très retiré avec sa fille, Gabrielle de Villemon,