Page:Leblanc - L’Aiguille creuse, 1912.djvu/276

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
262
L’AIGUILLE CREUSE

tater que l’opinion de Sholmès coïncidait avec la sienne ne fut pas sans mélange. Si l’Anglais arrivait au but, c’était la victoire partagée et qui sait même s’il n’arriverait pas avant lui ?

— Vous avez des preuves ? des indices ?

— N’ayez pas peur, ricana l’Anglais, comprenant son inquiétude, je ne marche pas sur vos brisées. Vous, c’est le document, la brochure… des choses qui ne m’inspirent pas grande confiance.

— Et vous ?

— Moi, ce n’est pas cela.

— Est-il indiscret ?…

— Nullement. Vous vous rappelez l’histoire du diadème, l’histoire du duc de Charmerace[1] ?

— Oui.

— Vous n’avez pas oublié Victoire, la vieille nourrice de Lupin, celle que mon bon ami Ganimard a laissé échapper dans une fausse voiture cellulaire ?

— Non.

— J’ai retrouvé la piste de Victoire. Elle habite une ferme non loin de la route nationale n° 25. La route nationale n° 25, c’est la

  1. Arsène Lupin, pièce en 4 actes.