Page:Leblanc - L’Aiguille creuse, 1912.djvu/344

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
330
L’AIGUILLE CREUSE

navales !… Hé, Charolais ! nous dormons, mon bonhomme…

On filait vite, cependant. Les champs de sable avaient succédé aux rochers, puis ils virent presque aussitôt d’autres rochers, qui marquaient la pointe droite d’Étretat, la porte d’Amont.

Des poissons s’enfuyaient à leur approche. L’un deux plus hardi s’accrocha au hublot, et il les regardait de ses gros yeux immobiles et fixes.

— À la bonne heure, nous marchons, s’écria Lupin… Que dis-tu de ma coquille de noix, Beautrelet ? Pas mauvaise, n’est-ce pas ?… Tu te rappelles l’aventure du Sept-de-cœur[1], la fin misérable de l’ingénieur Lacombe, et comment, après avoir puni ses meurtriers, j’ai offert à l’État ses papiers et ses plans pour la construction d’un nouveau sous-marin — encore un cadeau à la France. — Eh bien ! parmi ces plans, j’avais gardé ceux d’un canot automobile submersible, et voilà comment tu as l’honneur de naviguer en ma compagnie…

Il appela Charolais.

— Fais-nous monter, Charolais, plus de danger…

  1. Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (Un vol. Chez Pierre Lafitte et Cie.