Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/103

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Tu touches à tous les rivages ;
Tu poursuis dans les bois sauvages
Les chasseresses aux pieds prompts :
Tu troubles l’équité des sages
Et tu découronnes leurs fronts !
L’épouse, dans son cœur austère,
Durant le silence des nuits,
Sent glisser ton souffle adultère,
Et sur sa couche solitaire
Rêve, en proie aux brûlants ennuis.
Tout mortel aux jours éphémères,
De tes flèches sans cesse atteint,
A versé des larmes amères.
Jamais ta fureur ne s’éteint ;
Jamais tu ne fermes tes ailes.
Tu frappes, au plus haut des cieux,