Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/107

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Plains-moi, fille de Zeus, et ne me punis pas !
Plus grande est ta beauté, plus ta présence est douce,
Plus l’auguste respect me dompte et me repousse.
Pardonne, je retourne en mon lointain pays.
Pour toi, rebelle aux dieux, je pars et t’obéis ;
Heureux si ta pitié, par delà l’onde amère,
Suit durant un seul jour ma mémoire éphémère.
Fuyons ! des pleurs amers s’échappent de mes yeux.
Noble Hélène, reçois mes suprêmes adieux ;
Salut, gloire d’Hellas, je t’aime et je t’honore.


HÈLÈNE.


Priamide divin, ton cœur est noble encore.
Sois heureux ! Je rends grâce au généreux dessein
Que ta jeune sagesse a fait naître en ton sein