Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/121

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DÉMODOCE.


Ô dieux, pressez sa fuite ! — Hélène, il n’est plus temps.
Sur l’écume du fleuve il vogue, et j’en rends grâces
Aux dieux ! — Les flots mouvants ont effacé ses traces.


HÈLÈNE.


Éros brûle en mon sein ! ô vieillard, je me meurs.
Va, Démodoce, cours. De tes longues clameurs
Emplis les bords du fleuve. Arrête sa trirème.
Dis-lui que je l’attends et je supplie et l’aime !


DÉMODOCE.


Par ton vaillant époux, par la gloire d’Hellas,
Puissent de Zeus vengeur les foudres en éclats