Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/126

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Femme de Ménélas, je te prie et t’adjure :
Souviens-toi d’Athéné qui venge le parjure.


LE CHŒUR DE FEMMES.


Ô fille de Léda, noble Hélène aux pieds blancs
Nous pressons tes genoux avec nos bras tremblants.


HÈLÈNE.


C’est assez. J’obéis à tes flammes divines,
Éros. Emporte-moi sur les ondes marines,
Ô Pâris ! — Hélios luit dans l’Olympe en feu.
Adieu, vierges de Sparte ! ô Démodoce, adieu !


LE CHŒUR DE FEMMES.


Arrête, Hélène ! arrête, ô malheureuse Hélène !
Prends en pitié ta gloire et notre amère peine...