Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/200

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Elles nagent ! les flots s’apaisent sous leurs jeux,
Et le puissant soupir des ondes maternelles
Monte par intervalle aux voûtes éternelles.
Tel murmure ton peuple, ô cité de Cadmus !
De joyeuses clameurs tes remparts sont émus ;
Tes temples animés de marbres prophétiques
Ouvrent aux longs regards leurs radieux portiques ;
Aux pieds des grands autels qu’un sang épais rougit
Sous le couteau sacré l’hécatombe mugit,
Et vers le ciel propice une brise embaumée
Emporte des trépieds la pieuse fumée.
L’ardent lycoréen, l’œil mi-clos de sommeil,
De la blonde Thétis touche le sein vermeil :
La nuit tranquille couvre, en déployant ses ailes,
La terre de Pélops d’ombres universelles.
Les jeux héracléens, aux bords de l’Isménus,