Page:Legrand - Recueil de contes populaires grecs, 1881.djvu/83

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un billet à porter à son caissier, pour qu’il lui versât cent florins. Lorsque le vieillard fut sorti, il se perdit dans les corridors du palais, et il allait de porte en porte, et les soldats qui se tenaient aux portes, le voyant sale et mal vêtu, l’injuriaient et le repoussaient de partout. Enfin, il arriva, non sans beaucoup de peine, auprès du caissier. Celui-ci, voyant la lettre du roi, lui donna les cent florins. Quand il les lui eut remis, le vieillard lui dit : « Monsieur le caissier, donnez-moi, s’il vous plaît, une plume, une écritoire et du papier. »

« Pourquoi faire ? » lui dit le caissier.

« C’est pour écrire une recommandation à mes enfants, pour leur dire de ne jamais entrer par de si grandes portes, ni eux, ni leurs enfants, ni les enfants de leurs enfants. »

Je n’étais pas là, ni vous non plus, pour que vous croyiez ceci.