Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t1, 1887.djvu/89

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SOUMET


1786 – 1845




Alexandre Soumet est né à Castelnaudary. Il vient à Paris en 1808, et publie un poème en trois chants, L’Incrédulité, qui lui vaut une place d’auditeur au Conseil d’État. En 1815, il remporte deux prix le même jour à l’Académie française. En 1822, il fait représenter deux tragédies en deux jours, l’une au Théâtre-Français, l’autre à l’Odéon. En 1845, ce sont deux grandes œuvres de lui, une tragédie et une comédie, que le Théâtre-Français donne dans la même soirée !

Malgré ces extraordinaires bonnes fortunes, le nom de Soumet n’est pas loin de disparaître. Ce fut un homme de transition, comme Casimir Delavigne ; aux classiques il parut hardi ; aux romantiques il parut timide. Si, faute d’habileté, il n’obtint pas à la scène les mêmes succès de juste-milieu que l’auteur de Louis XI il n’en fut pas moins beaucoup plus poète que lui. On trouve de fort beaux vers dans sa Jeanne d’Arc (1825), d’admirables pages dans sa Fête de Néron (1830). Pour cette dernière pièce il eut, il est vrai, un collaborateur, Belmontet ; mais les pages en question peuvent-elles être vraisemblablement attribuées au poète à qui l’on doit cet alexandrin fameux, adressé à Napoléon III pour la fête du 15 août :


Le vrai feu d’artifice est d’être magnanime ?

En 1840, Soumet publia un vaste poème théologique, La Divine